Fondation euro-méditerranéenne pour le dialogue entre les cultures

Concours vidéo pour jeunes: Pour casser les clichés et co-créer plus de ponts entre les cultures

Posted on 29/04/2014

RVB de base

«We Tube, Smash clichés in a clip!» est un concours vidéo organisé par les membres du réseau belge de la Fondation Anna Lindh dans le cadre d’un projet d’action commune en Belgique pour plus de ponts entre les cultures.

Pour visualiser les vidéos réalisées par les jeunes dans le cadre du concours, cliquez sur le lien suivant.

Participants WeTube

Smash clichés

Toneel Academie Borgerhout

Who is there?

School/école Denise Gresiac

Meetings

Leonardo Lyceum Pestalozzi

10 kleine garnalen

Marco Polo Antwerpen

Aya

Lycée François de Sales de Gilly

Mehdi

Lycée François de Sales de Gilly

Rémy

Lycée François de Sales de Gilly

Kids Parlement

Ahsane Siddiqi (Bruxelles-J)

Les clichés vis-à-vis du monde arabe

Manon Maamouli et Jonathan Lejeune (Bruxelles-J)

Clichés in a clip – Prejudice

SHIM

Je ne suis pas raciste, mais…

La Gerbe, ASBL, Amo

5 blocs – 5 blokken

JES

Te huur/à louer

JES et D’Broej

Swa Social

/

Pas moi

/

Integratieklassen

VZW Jong, De Vieze Gasten, TV Ekkergem

Tiens ta femme

Louise Loustalot

Effet-domino

Conseil de Jeunes d’Ixelles

Ici vous trouvez le discours de ministre Evelyne Huytebroeck sur le remise de prix.

Discours de Evelyne Huytebroeck

Article au site de Evelyne Huytebroeck

Participer à cet événement « We tube, smash clichés in a clip » m’est apparu comme une évidence. Ministre bruxelloise, chargée entre autre des politiques de jeunesse, je sais les difficultés du vivre ensemble que peuvent rencontrer les jeunes bruxellois, mais aussi  les jeunes de tout le pays. C’est  ma mission que de favoriser et soutenir les initiatives qui visent un meilleur vivre ensemble. Mais nous qui nous mobilisons politiquement pour que les rencontres entre les gens se passent de façon harmonieuse, nous sommes régulièrement confrontés à des a priori, à des discours simplistes, à une intolérance le plus souvent due à la méconnaissance de l’autre et de ce qu’il est.

Proposer à des jeunes de réfléchir à ces stigmatisations infondées, puis à partir de leur réflexion, construire un message avec des outils médiatiques qu’ils maîtrisent de mieux en mieux, qui sont de plus en plus accessibles au plus grand nombre, et qui sont aujourd’hui très facilement diffusables : voilà une idée excellente. Mon emploi du temps ne m’a pas permis de regarder tous les mini-films, mais à la vision de certains d’entre eux, des qualités évidentes apparaissent. Parfois, c’est l’intelligence de la réflexion, parfois l’originalité du scénario, parfois la qualité des images, parfois le jeu des acteurs,  parfois le dynamisme du montage… Et parfois toutes ces qualités ensemble dans un même petit film. Ce que j’aime souvent dans les images proposées par les jeunes, c’est leur légèreté et leur capacité à nous rafraîchir, tout en nous invitant dans le même temps à penser, à mobiliser notre intelligence.

Ces petits films vidéo n’ont sans doute pas pour ambition de révolutionner la planète. Mais ils sont une affirmation rassurante de l’esprit qui anime beaucoup de jeunes. Des questions qu’ils se posent aussi. Parce que, face à certaines manifestations d’intolérance, la réponse ne peut être simple. Et certaines réalisations le démontrent, il y a de la nuance, de la finesse dans ce que proposent les jeunes réalisateurs.

Mon projet, comme ministre bruxelloise et ministre de la jeunesse, c’est de promouvoir une ville, un pays où il fait bon vivre ensemble. Cette petite formule,  ce ne sont pas que des mots. C’est surtout un travail au quotidien. C’est un travail que beaucoup d’hommes et de femmes politiques mènent. Je m’engage avec eux. Mais ce n’est pas qu’un travail des femmes et d’hommes politiques. C’est le travail de chacun. Le fait que la fondation Anna Lindh nous propose ce concours à la fois ludique et créatif, mais aussi porteur d’une réflexion intelligente sur notre avenir à tous dans une ville et un monde cosmopolite fait d’échanges constants, participe à ce travail.

Le fait que les jeunes soient portés par l’envie de poser un regard, d’être créatifs, de dire des choses sur ces situations d’intolérance, sur ce désir de plus de tolérance, le fait que les jeunes marquent leur envie de réussir la vie ensemble, en reconnaissant les spécificités de chacun et en les appréciant d’abord plutôt que de les dénigrer, tout cela participe à ce travail.

C’est un travail que nous devons porter ensemble. Et c’est parce que dans les images créées, j’ai pu observer que nous empruntions le même chemin, que je suis heureuse de partager ces moments avec vous. Félicitations pour les différentes réalisations, merci  de les avoir fait exister, et merci pour votre engagement dans une société que nous voulons solidaire.

Vous trouvez ici le communiqué de presse de la remise de prix.

Communiqué de presse

Remise de Prix We Tube, Smash Clichés in a Clip

Ce jeudi 20 février avait lieu la remise des prix du concours vidéo « We Tube, Smash Clichés in a Clip » à Bruxelles. Environ 75 personnes étaient présentes pour assister à la remise des prix. Ceux-ci ont été décernés par le jury, représenté par Bilall Fallah, ainsi qu’Evelyne Huytebroeck, Ministre de la Fédération Wallonie-Bruxelles responsable en matière de jeunesse et d’action sociale. Ils ont récompensé 6 vidéos des 17 courts-métrages participants au concours qui fut lancé en mai 2013.

Les vidéos réalisées par des jeunes âgés entre 15 et 25 ans avaient pour but de briser les clichés et les préjugés culturels qui les entourent. Des organisations de jeunes et des écoles de la région bruxelloise, d’Anvers ou encore de Gand, ont été nombreuses à participer à la première édition de ce concours vidéo.

Le premier prix a été remporté par des jeunes de La Gerbe Amo, Atmosphères et Infor Jeunes pour leur vidéo appelée « Je ne suis pas raciste mais… ». Ils remportent donc un voyage et la participation à un festival culturel au Maroc. Le prix coup de cœur du jury a, lui, été décerné à des jeunes de TV Ekkergem, VZW Jong et de Vieze Gasten pour leur vidéo « Les cours d’intégration du Brugse Poort », ils remportent une formation vidéo. Et le prix du Public a été remporté par l’école Denise Gresiac de Berchem avec leur film « Who is there ?! », ils ont gagné des tickets de cinéma.

La Ministre Evelyne Huytebroeck a décerné trois chèques pour le « Prix de l’associatif et des écoles ». La Fédération Wallonie-Bruxelles a ainsi fait un don de 1000€ pour ces trois prix et donc soutenir les jeunes dans leur initiative. Le Conseil des Jeunes d’Ixelles remporte alors 250 euros pour leur vidéo « Effet Domino ». L’école Leonardo Lyceum d’Anvers a également remporté 250 euros pour « Meetings ». 500 euros ont été accordés à l’académie de théâtre de Borgerhout pour leur court-métrage « Smash Clichés ». Pour la Ministre, il était essentiel de soutenir le projet : « […] nous qui nous mobilisons politiquement pour que les rencontres entre les gens se passent de façon harmonieuse, nous sommes régulièrement confrontés à des a priori, à des discours simplistes, à une intolérance le plus souvent due à la méconnaissance de l’autre et de ce qu’il est. Proposer à des jeunes de réfléchir à ces stigmatisations infondées, puis à partir de leur réflexion, construire un message avec des outils médiatiques qu’ils maîtrisent de mieux en mieux, qui sont de plus en plus accessibles au plus grand nombre, et qui sont aujourd’hui très facilement diffusables : voilà une idée excellente.  »

Béa Diallo, l’échevin de la jeunesse et de l’égalité des chances de la commune d’Ixelles, était également présent pour soutenir les jeunes dans leur participation. Il est venu chaleureusement encourager et féliciter les participants du concours.

Ce projet a été réalisé par les membres du réseau belge de la Fondation Anna Lindh et coordonné par le Chef de File de ce réseau, l’Institut MEDEA, dans le cadre d’un projet d’action commune pour plus de ponts entre les cultures. La Fondation Anna Lindh (FAL) est un réseau euro-méditerranéen regroupant 42 pays. Son objectif principal est de surmonter les malentendus et les stéréotypes qui affectent les relations entre et au sein des sociétés de la région, une tâche qui est devenue d’une importance capitale durant la dernière décennie. Comme contribution à la création d’un espace de prospérité, de coexistence et de paix, la FAL œuvre à restaurer la confiance dans le dialogue et à combler les lacunes des perceptions mutuelles ainsi que la promotion de la diversité et de la coexistence.

Le but du concours était de favoriser la rencontre, le dialogue, le travail ensemble, et ce, pour que les préjugés puissent disparaître. Dans notre vie quotidienne, nous catégorisons. C’est inévitable et l’on risque facilement de déraper et de faire des généralités ou des raccourcis. Certains font moins mal, comme « les noirs courent très vite », « ils ont le rythme dans la peau ». Mais d’autres font des dégâts et peuvent rapidement amener au rejet, à la discrimination, au repli, voire même au racisme. On a déjà tous entendu « les Marocains sont des voleurs », « les Hollandais sont avares », « les noirs sont paresseux », « les Européens de l’Est sont des criminels ». Cela devient problématique quand les gens se laissent guider par ces stéréotypes. Partout le racisme est présent : au travail, à l’école, lorsque l’on cherche un logement, etc. Les médias jouent également un rôle important dans la création et la diffusion d’images positives.

La première édition de ce concours vidéo fut une réelle réussite de par le nombre de jeunes participants, les messages puissants sur le thème des clichés et des stéréotypes, les vidéos et les courts-métrages réalisés avec beaucoup de talent, et les partenaires en masse venus soutenir le projet.